Ach, la guerre, groß Malheur ja

Vu que mes petits con/disciples dolilow et Gao vous ont donné des indices sur « comment ne pas faire son Frite quand on joue au pyro ou au heavy », me voilà donc à vous enseigner maintenant les petites subtilités de notre cher Medic.

Le Medic, cet être désirable et désiré

Quand on est medic, on est beau, séduisant, avec un fort accent teuton mais néanmoins sexy et on est totalement indispensable à l’équipe.

Wep, rien que ça.

Qu’est ce qui fait que le medic est irremplaçable entre tous ? Son sourire coquin, sa petite mèche aguicheuse et ses fines lunettes qui renvoient Clark Kent pleurer dans sa chambre ? Pas vraiment, mais c’est un sacré bonus par rapport à certaines gueules cassées de l’équipe comme le heavy à tendance crâne d’oeuf et le soldat tendance sergent de FullMetal Jacket. Non, ce qui fait que le medic est plus adulé que Jimmy Page en concert, c’est son gros… Medigun.

En effet, le Medigun et surtout, le medic qui le manie, c’est la différence entre la victoire et la défaite. Grâce à lui, le medic devient un hôpital de campagne ambulant, capable de soigner en quelques secondes les blessures de tout un chacun et peut même, chère Maryse c’est extraordinaire, buffer la santé d’un allié non pas de 50, 100 mais 150% ! C’est impensable ! Et tout celà pour la modique somme d’un « Danke Herr Docktor ! ». Une équipe qui n’a pas de medic ou qui a un medic incapable de suivre efficacement son équipe, les soigner/buffer alternativement et foncer au front à la suite d’un allié ou à la scie, c’est une équipe morte.

A côté de cet « arme », qui provoque envie et jalousie, le medic dispose aussi dans sa garde-robe printemps/été d’une scie à os (pour interventions rapides et indolores -ou pas-) et d’un lance-seringues, les trois disponibles en deux modèles, suivant les envies.

Quels sont ces différents modèles ? Comment les utiliser efficacement ? Comment jouer efficacement medic ? Comment préparer un filet de poisson à la bordelaise ? Vous apprendrez tout celà dans la KRIEGSCHÜLE !

Die KriegSchüle, fur sie, Kindern.

Du calme dans la salle de classe, tous droit sur vos chaises et je ne veux pas en voir un enthanasier son petit camarade pour déconner, sinon je l’envoie chez les snipers. Bon, le cours va se diviser en deux parties: D’abord, quels sont les moyens dont nous disposons pour soigner nos alliés et quelles sont les armes avec lesquelles on peut pourrir la gueule de nos adversaires. Ensuite, comment utiliser efficacement ses armes de façon à pouvoir organiser des rushs fazon Blitzkrieg !

  • Nous afons les moyens de fous soigner.

Vous le savez déjà, le bidule qui nous permet de faire tenir un heavy sous le feu de 4 rigolos, c’est… c’est… Le Medigun, exactement. Seulement, il existe DEUX mediguns ! C’est déjà moins facile, hein, gros malins ! En gros, nous avons notre medigun classique, l’Übergun, qui nous permet, une fois chargé, de rendre invincible un collègue pour une dizaine de secondes. Tout ça, c’est du déjà vu, du connu, on insiste donc pas. Par contre, depuis peu, nous avons un nouveau jouet à disposition: le Kritzkrieg. Il charge 10% plus vite que l’Übergun, soigne tout aussi bien mais une fois chargée, lance une période de dix secondes pendant laquelle la cible aura 100% de chance de tirer une « critique ». Point négatif: la cible est vulnérable aux tirs ennemis et peut donc crever bêtement avant d’avoir eu le temps de réduire en charpie l’équipe adverse. On a beaux êtres des Übermensch, ça ne rend pas les autres meilleurs pour autant.

  • Nous afons aussi les moyens de fous pourrir la gueule, ja §

Ce qui est bien dans TF2, c’est que, contrairement à d’autres jeux où les classes de soin ne sont cantonnées qu’à ce rôle, les medics ne sont pas des healbots. Oui chers élèves nous pouvons faire mal, nous pouvons dépecer, disséquer, désosser, massacrer, que ce soit à mi ou courte distance ! Pour celà, nous avons deux types d’armes: les lance-seringues et les scies. Côté lance-seringues, nous avons le classiques, qui tire ses salves de seringues comme une gatling et en arc de cercle et qui peut critiquer. De l’autre, notre nouveau jouet, la plaie des pyros et des scouts: le Blutsauger. Cette merveille ne peut pas critiquer mais par contre, à chaque seringue dans le mile, elle vous soigne de 3 points de vie. Ça peut paraître ridicule, mais vu la cadence des seringues, ça fait du bien, surtout quand un dolido vous court après. Chez les charcutiers, la scie est bien connue et nombre d’adversaires ont fuit devant un médic chargeant à la scie, à la lueur du crépuscule en chantant la chevauchée des Valkyries… Raaaah *jouit*.

Ahem, reprenons. Nous avons donc notre scie préférée qui nous a servi de nombreux mois fidèlement. Malheureusement pour elle, on arrête pas le progrès et voici sortie des laboratoires MedicBourrins l’Übersaw. Soit-disant 20% plus lente que sa consoeur, l’Übersaw est une arme de désossages massifs qui, à chaque coup porté, monte votre übercharge de 25%. En gros, 4 coups portés et vous voilà prêts à balancer la sauce, grands fous.

On a les armes, on a la niaque, il nous manque maintenant le savoir et l’expérience. Ne vous inquiétez pas, on y vient.

  • L’art de la guerre ou du cochon.

Maintenant que vous avez votre instrument en main, il est temps d’apprendre à s’en servir *tousse*. Faut-il, étant medic, rester collé au cul d’un de vos petits camarades et ne plus le quitter de la partie ? Non ! Le medic est un être libre, qui papillone de derrière en derrière et soigne tous ceux qui demandent un peu de son savoir-faire ! Mais comment faire pour que tous soient heureux et épanouis, mais surtout, victorieux ?

Déjà, avant d’aller courir au front en hurlant « Oktoberfest ! » comme un dératé, il faut choisir ses armes, camarade, et s’organiser avec ses condisciples medics pour savoir qui portera le Kritskrieg ou l’Übergun. Si vous êtes le seul medic, pas d’hésitation, prenez l’Übergun. On affronte pas une sentrie T3 avec un Critskrieg, même avec optimisme et il est plus facile d’encaisser une vague d’assaillants en étant invulnérable. Si vous êtes deux medics ou plus, là ça c’est autre chose et ça devient plus drôle. Un medic rend invulnérable, l’autre garantit 100% de critiques: on a à la fois le choix offensif et défensif et de quoi, avec des équipiers dotés d’un QI supérieur à celui d’une huitre ou de Frite, de quoi parer à toute situation. Pensez aussi à changer, définitivement cette fois-ci, la scie et le lance-seringues pour les nouveaux modèles, définitivement supérieurs et convenant mieux à nous, les Übermensch.

Maintenant parés au combat, dirigez-vous fièrement vers le champ de bataille, les cheveux dans le vent, le torse bombé, la tête relevée et la bite à col roulé (ce dernier point étant source de discussions). Buffez tout les camarades que vous croisez sur votre chemin, montez votre über intelligemment, soignez les braves qui rampent derrière le front avec une jambe et un bras en moins. Et soudain, dans une brume mêlant poudre, pluie de sang et hurlements de mourants apparait le champ de bataille. Essuyez la larme de joie qui perle, c’est maintenant qu’on va s’amuser.

Ciblez celui qui a le plus de chance de pouvoir établir une ligne de front (heavy, pyro, soldat en général) et en le rejoignant, soignez les mourants de façon à ce qu’ils puissent reprendre leur rôle de chair à canon. En général, c’est à ce moment là que les mauvais medics font leur apparition: ils collent au cul de leur ligne-de-fronteur et ne soignent que lui. Grossière erreur qui ne vaut que le bagne ou la balle dans la nuque, au choix. Même si vous avez choisi votre partenaire d’une nuit, continuez de soigner les blessés graves autour de vous, en maintenant votre Bourrin en vie; buffez les classes ayant le moins de pv (scout, spy) pour leur offrir de meilleurs chances de survies. C’est difficile, mais nécessaire et utile: vous augmentez votre übercharge plus vite et l’équipe a plus de vitalité pour aller au front et ouvrir la voie. A un moment, vous allez, heureux, avoir votre über et vouloir le lâcher, tout excité. Qui prendre et pour quoi ?

Un pyro: Le pyro est votre ami comme le dit dolilow, c’est le petit camarade avec lequel vous allez courir nu dans les champs de l’insoucian… C’est le camarade avec lequel vous allez nettoyez l’attroupement d’ennemis, les disperser, les rôtir et les achever à la scie. Il est aussi efficace en invincibilité qu’en critique, mais gare à être au contact, c’est plus efficace. Attention, en général, quand vous rushez au pyro, vous finissez tout deux par mourir comme deux merdes, certes, mais deux merdes qui peuvent être fiers d’avoir ouvert la voie/affaiblie la défense ennemie/créé la panique. Pensez donc à bien lui coller au cul, histoire de ne pas le perdre suite à une roquette qui vous enverra à une trop longue distance pour le soigner. tl;dr: le pyro, c’est kamikaze, mais panique et barbecue.

Le Heavy: ZE ligne de front par excellence. Votre meilleur amant ami: il va attirer tout les tirs sur lui, laissant le champ libre à ses petits camarades. Là encore, selon la situation, à vous de juger si une invulnérabilité ou un 100% critique est nécessaire: dans les deux cas, le heavy sèmera la mort, la destruction et ouvrira une brèche dans la défense ennemie ou renverra la vague d’affreux dans leur 22′. Attention à ne pas aller trop vite ou vous emballer à sortir la scie en chargeant tout seul: le heavy a une grosse bi… arme et est lent dans ses déplacements; de plus, avant de pouvoir tirer avec, il a une seconde de latence, ce qui est largement suffisant pour que vous finissiez volatilisé par une crit rocket ou des stickies furtives. Avec ce gros copain, vous aurez également le rôle de garde du corps (ou de grosse jalouse): quand un type s’approche trop près de votre couple, sortez la scie et massacrez-lui le nez, il y a de forte chance que ce soit un espion qui en veuille aux omoplates du heavy, à défaut des vôtres.

Le demoman: Le demo, c’est un pote que vous utiliserez pour la plupart du temps pour la même mission: invulnérabilité et explosion de l’ingénieur et de sa tente, qu’il aura acheté au même décathlon que le scout de dolido. Vous aurez aussi besoin de lui pour maintenir votre ligne de front au cas où votre Bourrin serait mort comme un abruti malgré vos excellents soins. Un demoman aux hormones, c’est un couloir où personne ne passera.

Le soldat: Le soldat, c’est vraiment la solution de rechange si on a pas de pyro sous la main pour un petit rush nettoyage de printemps. Son intérêt, ceci dit, est réhaussé avec le Kritzkrieg qui lui permettra d’enchainer les crit rockets et leurs splash damages terrifiantes. Soignez/buffez le quand vous le verrez passer, ils ont souvent besoin d’un petit coup de pouce pour les rocket jumps.

Le medic: Là, c’est vraiment par perversité que vous lancerez un über sur un autre medic. C’est marrant, ça fait fuir les adversaires et ça permet de jouer à la scie avec le bonheur du chasseur devant un gros gibier pris de terreur. Si vous êtes vraiment pervers, préparez tout deux l’Übergun et l’Übersaw, vous pourrez, entre medics de talent, enchainer les übers l’un après l’autre, ravageant tout sur votre passage. C’est pas forcément utile pour votre équipe, mais ça fait du bien un petit massacre de temps en temps.

Maintenant, il s’agit de savoir répondre intelligemment à l’adversité. Voyons voir les cibles que nous offrent la vie.

Le pyro: en tant qu’ami, il est vraiment génial. En adversaire, CAY UN ENCULAY §§§ Si un pyro vous cible et que vous le voyez venir d’assez loin, tirez dessus au lance-seringues. Même s’il vous touche un peu, vous récupérerez assez de vie pour tenir le temps de le descendre. Si vous tombez à court de munitions, ne rechargez pas, sortez votre scie et priez pour qu’il meurt avant vous.

Le soldat: Là aussi, c’est un chieur. Non pas que les roquettes soient difficiles à esquiver; les splash damages, eux, sont très douloureux. Comment vaincre un soldat ? S’il est assez loin, essayer de le pilonner au lance-seringues en espérant que celui-ci soit doté d’un cerveau et recule après assez de dégâts. S’il est trop près, hurlez comme un barbare et foncez vers lui en essayant d’esquiver ses roquettes et acharnez-vous à la scie.

Le scout: Sale peste. Le scout, c’est typiquement le chieur qui vous descend quand vous soignez vos ouailles. La seule façon de le descendre, c’est d’espérer une critique salvatrice à la scie ou avoir un camarade intelligent qui s’apercevra du danger que vous courrez. Autant prier pour la critique, donc.

Le sniper: Je l’aime. Généralement toujours au même endroit, vous ne mourrez qu’une ou deux fois face à lui avant de le repérer et de vous amuser à répétition à la scie.

Le heavy: Un heavy ennemi, c’est comme un lion dans la jungle. Un monstre qui peut vous descendre en trois secondes chrono mais qu’on est tellement fier de tuer au corps-à-corps que ça vaut totalement le danger qu’on court. On prend la bête à revers et on s’acharne à coups de scie, en tournant dans le sens inverse des aiguilles d’une montre s’il réagit… Et vient la mise à mort et la fierté du chasseur devant sa prise.

Le medic: Votre confrère, qui aura peut-être été dans la même classe que vous. Regardez bien votre voisin, vous l’affronterez peut-être… Nous avons deux types de médecins: les übermensch qui viendront à vous à la scie et les nuls, les ridicules, les lâches qui fuiront en vous canardant au lance-seringues. Avancez toujours à la scie, vous serez un vrai medic.

Le demoman: c’est un vicieux celui-là. N’approchez pas trop, canardez-le à distance sauf s’il vous charge: il vous emmènera vers son tapis de stickies…

Le spy: Saleté. Une horreur qui vous poignardera dans le dos, pendant que vous soignez vaillemment vos équipiers sous le feu ennemi. Soyez paranoïaques, tapez tout ce qui vous approche de dos ou traine trop près de vous.

Voilà, vous savez à peu près tout du rôle du medic et de la façon la plus convenable de prendre en main son rôle. Cependant, n’oubliez jamais ceci: vous êtes un medic, votre premier rôle est de soigner, ne l’oubliez jamais quand vous sortez la scie. Vous avez le pouvoir de mener votre équipe à la victoire, alors ne faillissez pas; Soyez un medic, mais un Medik d’Attak.

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Un commentaire pour “Ach, la guerre, groß Malheur ja”

  1. Amberly dit :

    That saves me. Thanks for being so sneiblse!

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