Guide du Soldier joyeux

Le Soldier Joyeux

Suite à la demande express de Flubber sous l’excuse pitoyable qu’il n’a pas le temps, bien que je soupçonne qu’il n’assume pas du tout sa noobitude, je vais tenter de vous faire partager mon amour inconditionnelle des crêpes. Non ? Ok. Le soldier alors ?

De partout on entends des énergumènes nous expliquer longuement à nous, Soldier de profession, soldat de mort et de destruction, que les soldiers cay une klass 2 n@@b lowl. Alors c’est à vous que je m’adresse, oui vous au fond là, oui toi là avec ton couteau ridicule, et l’autre là avec son lance-flamme vide. Viens, viens jouer une classe d’homme.

Sous sa carcasse de granite, de suicidaire et d’idiot se cache une couche de crème fouetté à la vanille. Oui le Soldier est amour. Et même si pour certains, notre lance-roquette est le symbole phallique par excellence -je vous laisse imaginer ce que sont les roquettes…-, le soldat n’en est pas moins une classe doté d’une finesse et d’une subtilité caché. Et ce sous ce regard psychotique, sous ses airs de sociopathe, il n’est que petite rosée d’automne au lendemain de carnage.

Les joueurs (ces idiots) ont tendance à penser que le Soldier est la classe la plus facile à jouer, et donc la plus accessible. Même si elle effectivement la plus accessible, elle n’est pas forcement la plus facile à jouer… Et si c’est probablement la plus jouée, cette classe est rarement exploité à fond. Entendons nous bien, je ne prétend pas être le meilleurs Soldier qui soit, mais du haut de mes 160h de Soldier (oui oui, geek, nolife, tout ça), je pense connaître assez bien toute les subtilités de ce gameplay pour en parler (et puis aussi parce qu’on me l’a demandé).

Le soldier a de nombreux objectifs, et pour mieux le maîtriser il est important de bien savoir comment jouer, quel rôle adopter et quand. D’abord, il y a l’emmerdeur notoire, celui qui balance des roquettes comme un malade sur un pack d’ennemis afin de les ralentir, souvent seul face à l’adversité, il devra pouvoir protéger son équipe d’une défaite honteuse. Empêcher l’adversaire de percer votre défense, bloquer autant que possible les vils démomans et autre pyro de détruire les sentry en construction. Mais le soldier est très versatile, aussi utile en défense qu’en attaque, il sera aussi un outil puissant pour aller chatouiller les red/blu (au choix) directement dans leur base.

L’assaut suicide. Le dernier rush de la victoire. Oh putain le con! Appelez ça comme vous voulez, il n’empêche que notre ami et sa passion pour courir dans le tas fait peur. Très peur. Des mauvaises langues diront que le Soldier est un pyro qui tue des gens. Avec ou sans medic pour nous assister, nous sommes capable de gêner toute une défense, tuant les medics adverse ou provoquant de multiples et terribles dégâts grâce au splash damage, « Gné? Késsessékessa? » me dites vous avec un air ahuri. Il s’agit de tous les dommages que les rockets effectuent lorsqu’elles explosent. Ainsi, une roquette tirée dans les pieds d’un tas de gens a de grande chance de faire très mal à tout le groupe, et d’achever la pauvre âme qui hurle en vain: « Fire fire fiiiiiiiiiire ». Enfin, lorsque la situation le permet, le soldier est un destructeur de tourelle excellent. Sans atteindre la puissance du démoman dans ce domaine, deux à trois rockets bien placés (selon le niveau du matos) permettent de faire pleurer nos amis à casques jaunes. Et si par hasard, ces obsèdes de la clef à molette traînent trop près de leur sentry, il ne reste plus qu’a espérer que les roquettes (critique?) les touchent assez pour les envoyer dans l’autre monde. Ou au respawn. Notez aussi que le rocket-jump permet souvent d’accèder aux points de capture placés en hauteur avant tous le monde, et fais souvent gagner quelques seconde à votre équipe lorsque la défense se fait virulente…

Lorsqu’il ne défend pas, et lorsqu’il ne se suicide pas à l’attaque le soldier peut enfin se livrer à sa passion première. Le meurtre de masse. Comme un électron libre, et malgré sa vitesse réduite (deuxième classe la plus lente), le soldier à la capacité de réduire très largement l’effectif adverse grâce à sa principale caractéristique, et son atout majeur lors d’un combat: la gestion de l’adversaire. C’est cela le secret. Être capable d’anticiper ses mouvements, tirer sur un mur ou dans les pieds et enfin exploser le pauvre medic sans défense lorsqu’il atterrit est un pur plaisir. Petite note: il faut au moins 2 rockets pour exploser les classes les moins bien doté en point de vie, 3 pour la grande majorité, et 5 pour un heavy. Mine de rien, savoir lorsque notre cible va mourir permet se s’adapter aux situations, et de mesurer les risques pris. Faites tout de même attention, car on est parfois surpris par la résistance de certains types… (Admins qui cheatent!)


Évidemment tout cela a ses limites. Nous ne sommes pas invincible, loin de là. Avec ses 16 rockets dans la poche, et le temps de rechargement qui parait terriblement long en plein duel, il faudra souvent jouer du fusil ou même de la pelle. Gaffe donc à ne pas se retrouver comme un idiot, une übercharge sur le dos et 2 rockets dans le chargeur face aux red/blu qui vous regardent ricanant. Ce qui pouvait arriver jadis aux heavy peut désormais vous arriver aussi.
Et si vous aviez par malheur des envies de frageur solitaire, n’oubliez pas que seul, le soldier n’est pas grand chose.

Maintenant, respectons la tradition:

LE SCOUT
Ami: Lorsqu’il est de votre équipe, le scout est bien plus utile qu’il n’y parait. Le petit hyper actif ambulant n’est pas qu’une machine a capturer les points dans le dos de l’équipe adverse, il est aussi un distributeur puissant de dégât. Ainsi, il sera souvent celui gène le plus le belligérant lors d’une rencontre fortuite au détour d’une roquette. Générant beaucoup de dommages grâce à son fusil, et étant excessivement lourdingue à tourner autour partout, il déstabilisera les futurs décédés. Pourtant ne comptez pas trop sur lui, le scout est un solitaire. Utile le temps d’un combat, il sera déjà loin sautillant dans les airs se reniflant les aisselles et s’embrassent les biceps.

Ennemi: La c’est autre chose, cette sauterelles à casquette est une vraie plaie. En duel il est difficile d’anticiper ses mouvements tant ils amples, quand aux roquettes dans les pieds, elle ne le gêneront pas tant que ça. Une technique consiste a attendre le moment ou il fait son double saut, ainsi il sera beaucoup plus facile de lui présenter une petite explosion fatal à l’atterrissage. Cependant, les espaces ouverts rendent les combats difficile, priez pour les croiser dans des couloirs. Quand à ceux qui, rêveur, essayent de vous avoir à la batte, tirez leur simplement dans la tronche, ou faites un rocket-jump. Ils seront perdu.

LE PYRO
Ami: Quel plaisir de réduire en charpie un type déjà brûlé au 26ème degré. Si le soldier aiment les gens bien amoché, il aiment encore plus ceux qui les amochent autant qu’un pyro. Lorsqu’en attaque vous voyez un partenaire pyro überchargé, n’hésitez pas à le suivre dans ses pérégrination destructrice. La synchronisation d’un pyro et d’un soldier sonne souvent le glas des red/blu.

Ennemi: Autant on l’aime lorsqu’il coure à vos côtés dans les prés, lorsqu’il vous coure après c’est tout de suite moins drôle(ido). Capable de vous transformer en cendrier cubain en quelques seconde, le pyro arrive souvent de manière inattendu. Il est gênant puisqu’il suffit que sa flamme vous touche pour être mis en difficulté. Pourtant, a condition de contrôler le combat il n’y a pas grand chose à craindre. L’obligation qu’a cette classe à venir vous taquiner au corps à corps nous permet d’anticiper très facilement ses mouvements, et une fois en l’air grâce à une roquette dans les talons cet ersatz de kamikaze ne fait pas si peur.

LE DEMOMAN
Ami: Souvent utile pour la destruction de sentry, explosif lorsqu’il s’agit miner le terrain, le demoman est une classe avec laquelle il est très important de collaborer. A couvrir lorsqu’il casse une tourelle à distance, ou place ses stickys bombs dans des endroits stratégique, il est aussi utile de repérer quels sont les passages joyeusement miné afin d’y attirer ses poursuivants, ou d’essayer de bloquer les autres accès.

Ennemi: Dangereux. C’est le terme, car il a la possibilité de vous bloquer entièrement tout en restant tranquillement à couvert. Lors d’une attaque sur un point de capture, il sera l’une des cibles prioritaire, car en l’éliminant, ses stickys protégeant le point disparaissent aussi. En duel, il y a généralement deux type de démo. Ceux qui essayent de vous avoir à la grenade, plus facile il suffit de rester à bonne distance pour esquiver ces roquette du pauvre -il faudra néanmoins garder un oeil sur les grenade qui traînent par terre-, et puis il y a ceux qui tentent leur chance à la sticky. Ce sont les plus gênant car à leur manière, il essayent de contrôler le combat en réduisant drastiquement notre marge de mouvement, et le souffle de ces objets est particulièrement meurtrier. Petite technique à moi, lorsqu’un demo vous tiens à distance avec ses stickys, sacrifiez quelques points de vie par un rocket jump vers lui. un grande partie des stickys déjà posés seront alors inutile, et les recharger lui prend énormément de temps. Après, débrouillez-vous.

LE HEAVY

Ami: Finalement moins puissant qu’il n’y parait ce couple a tendance à faire fuir les gens à toute berzingue, et même si les dégâts cumulé des deux classes à courte portée signifient retour à la case départ, il n’y aura que les suicidaire dépressif pour venir mourir contre ce mur. Finalement on se retrouvera souvent en sous-nombre. A l’instar du scout, (oui oui), le couple heavy-soldier n’est puissant que pendant une durée faible qui surprendra les joueurs en face.

Ennemi: Il y a deux type de gros lard. Le heavy solo qui, toute proportion gardée, est facile à éliminer en alternant les placements et les mises à couvert. Et puis le heavy-medic. Et là c’est une autre pair de manche, moulte prière a la sainte apocalypse ne suffiront pas toujours à en venir à bout, 450pv c’est beaucoup. C’est long. C’est chiant. Essayez autant que possible de le ralentir, voir de tuer son medic même si c’est au prix d’une mort certaine, car comme je l’ai dis, un heavy tout seul est un heavy mort.

LE MEDIC
Ami: Amour, joie, allégresse, roulé-boulé dans les champs. C’est ça le medic pour le soldier. C’est le pote de toujours, celui avec qui on échangeait nos pogs DBZ à la récrée, celui avec qui on séchait les cours au collège pour aller faire du bouche à bouche sur des lycéennes pas farouche. Toujours là pour vous filer un petit coup de boost avant un rocket-jump, toujours prêt à vous souvenir lors de percée. Attention cependant, votre meilleurs ami est souvent la cible de multiples attaques fourbes et sadiques. Pensez PROTECTION! Il vaut mieux dire à son médic de vous lâcher pour le protéger lorsque vous savez que la lumière au bout du chemin est une lucioles écrasé par la pression de stickys critique :poète:. Un bon soldier pensera d’abord à son medic, car en plus d’être d’une utilité flagrante pour lui, il l’est surtout pour le reste de l’équipe, et donc pour gagner. Pensez aussi à expliquer à vos medic qu’il vaut mieux donner l’über à une autre classe selon les situations rencontrés. Qu’il ne s’inquiète pas, vous serez aussi de la partie, en retrait. Mais que lorsqu’il s’agit de détruire 4 sentry posé les unes sur les autres, le demlow est mieux placé…

Ennemi: Je l’ai déjà dis, tuez le. S’il est si utile en tant que coéquipier et partenaire, c’est aussi un atout pour l’adversaire. Tuez le. Mourir n’est pas si important si ça permet d’annihiler la source de vie d’en face. Tuez le.
Quand aux rares fois ou il voudra vous avoir tout seul, il faudra alors appliquer la même technique qu’avec le pyro. Tuez le. A priori, un duel Soldier/Medic a peu de chance d’être gagné par le medic, sauf celui préférant plutôt jouer aux maydik d’attak sur les joueurs déjà bien amoché, ou dont le chargeur est vide. Mais cela ne serait se produire, vous êtes un BON soldier, et vous avez à vos côté un BON medic. Non ? Bon, vous allez le buter bordel ?!

L’INGÉNIEUR
Ami: Lui aussi c’est un bon pote, avec ses distributeurs permettant de se recharger en vie et en munition et ses téléporteurs gratos, il faudra souvent l’aider à éliminer les petits moucherons qui tentent de détruire son matériel tout neuf. N’hésitez pas lorsque vous vous rechargez au distributeur du coin à tirer quelques rockets dans le vide, ça ne coûte rien et parfois ça aide énormément contre les spy qui, fous qu’ils sont, passent par là pour détruire d’aussi jolies constructions:

Ennemi: Je l’ai déjà dis, détruire une sentry n’est pas une difficulté en soi. Entre celles que l’on peut exploser à distance, et celles au détour d’un couloir que l’on détruit en alternant couvert et tir il n’y a pas grand chose à craindre. Le seul problème, c’est l’ingénieur en lui même. S’il n’est plus là, la sentry ne fera pas long feu. A l’instar du médic et du démo, il est aussi une cible prioritaire. N’hésitez pas à perdre la vie pour la lui enlever. Ainsi vos coéquipier n’auront guère de problèmes à terminer votre travail. Si vous arrivez à tuer l’ingénieur sans mourir, c’est encore mieux (qui l’eut cru). Quand aux ingés-d’assault, ce sont des sous maydik d’attak. Ils ne sont pas bien dangereux, et rares.

LE SNIPER
Ami: Ils sont rares les snipers qui vous couvrent lorsque que vous combattez seul toute une horde de guerrier ravageur (et ravagé). Mais lorsqu’ils le font ça fait vraiment plaisir. Leurs dégâts sont très important, et réduisent considérablement le nombre de rockets nécessaire pour éliminer ceux qui nous attaquent.

Ennemi: Pour toute les classes, le sniper est terriblement frustrant. Une balle, une mort. D’accord, mais lorsque celui qui tire est complètement hors portée et qu’on est sans défense, on a envie de hurler. Il n’y a pas grand chose à faire à par repérer l’endroit ou le cowboy local à planté sa tente. Mon petit plaisir perso consiste à le ridiculiser à coup de pelle, voir à le sniper à coup de roquette critique (plus rare).

LE SPY
Ami: Le spy en tant que coéquipier est rarement quelqu’un avec qui l’ont attaque joyeusement une troupe entière de red/blu. Pourtant, bien repérer les spy de son équipe permet parfois de faire de jolie chose. Courir face à un heavy lorsque celui-ci est prêt à se faire refaire les omoplates afin d’attirer son attention, pour pouvoir finir tranquillement son pote médic. Ou encore le must du must, suivre un spy lorsqu’il se décide enfin à poser ses sapers sur la sentry qui bloque tout le monde depuis 10min afin de s’assurer qu’il n’en restera que des pièces détaché bon marché à peine bonne à remplir notre sac de munition. Gardez un oeil sur les spy qui jouent la victoire. Ils sont parfois un élément essentiel d’une victoire.

Ennemi: Le soldier n’est pas vraiment une machine à spy-check, pourtant il faut savoir que les splash-damage permettent de le faire apparaitre quelques instants lorsque notre ami masqué se promène invisible. Et ça c’est bien utile. Une fois détecté, n’hésitez pas à tirer dans le vent afin de suivre son mouvement, et protéger vos coéquipiers. Et a part si vous avez un doute, ne videz pas votre chargeur dans vos potes, laissez ça aux pyros. Ils aiment ça. Et puis bon, faut bien qu’ils soient utile.

LE SOLDIER
Ami: Aaaah, avoir un coéquipier soldier qu’est-ce que c’est bon. Il est tellement rare de voir deux soldier synchro, mais lorsque par chance vous tombez sur quelqu’un avec qui vous avez un bon feeling, ne le lachez plus. Si un seul soldier peut faire très mal, deux soldiers qui jouent ensemble, qui se couvrent et qui s’entraident peuvent être synonyme de défaite pour ceux qui les subissent. Si par bonheur vous avez un, voire deux medics avec vous, c’est la fiesta. Plus rien ne vous arrêtera, les heavy subiront votre courroux et les sentry s’auto-détruiront rien qu’à la vu de vos salves de roquettes. Tellement bon, mais tellement rare.

Ennemi: Tout de suite ça rigole moins. Battre un soldier lors d’un duel est un vrai plaisir. Mais attention, car les soldiers qui se rencontrent ont souvent le syndrome du miroir, ce qui se termine en frag réciproque. Lorsque vous jouez soldier, il faut jouer finement. Très finement, beaucoup plus qu’avec n’importe quel autre classe. Un petit truc cependant, faites attention aux nombres de rockets qu’il reste au soldier ennemi et jouez du fusil plutôt que de vous acharner à recharger alors qu’en face, ça à déjà changé d’arme.


Pour conclure, rappellez vous que le soldier est bien plus utile entouré de gens, et qu’il est de ceux qui se sacrifient pour l’équipe. Pensez à fermer la porte SVP.

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2 commentaires pour “Guide du Soldier joyeux”

  1. Daypitoum dit :

    Très bon blog, bravo !
    Je laisse un commentaire à propos du pyro : il est bien plus dangereux pour le Soldier qu’il n’y parait ! Un bon pyro videra son shotgun sur le soldier en dodgant bien les roquettes, et quand le gars est à sec, un petit coup de flameur ou mieux, de hache suffit 🙂 Il suffit juste de se contrôler ^^

  2. SoldierMan dit :

    Salut très belle description des joueurs a la fois triste, fun, plein d’amour je trouve ce Billet magnifique. Moi fou du soldier je trouve la description au top.Merci

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